La dame blanche

Vedette

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J’adore t’écrire !

Bulles de champagne,

Bulles de savon,

Mousse de savon,

Mousse au chocolat,

Glace au chocolat,

Glace à la vanille,

Exquise et vanillée. Séductrice et onctueuse. Ce chocolat si fort et si goutu, nous porte vers  cette euphorie aphrodisiaque. Le tissu blanc crème entoure son joli corps, telle une meringue appétissante. On se noie dans les reflets cristallins de ses rococos  blanchâtres. Intense en émotion et en sensation. Une nouvelle aventure l’attend. Impressionnante, fugitive et mystérieuse. Fascinante par ses histoires.

Histoire d’un moment,

 Un moment imprévu,

Une surprise sans lieu,

Cent mille lieux

Cent mille secondes,

Secondes, minutes et heures,

Matin ou soir ?

Elle surgit de nulle part,

Pour un moment saisissant.

 La dame blanche de la Hamuta

Le caméléon blasé

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J’adore t’écrire !

Qui n’a jamais voulu se réveiller en étant autrui ?

-Moi !

Qui n’a jamais voulu se réveiller en étant elle ?

-Moi !

Qui n’a jamais voulu se réveiller en étant une chose ?

-Moi !

Et pourtant, c’est mon quotidien.

Je suis lasse de changer d’âme, de corps, de lieu, de sexe, de matière, de style et de nature. Une fois, je pense il, une autre je pense elle. Ce qui ne change pas c’est le temps.

Difficile de me décrire. J’ai cette chance de suivre tout le monde, d’être à la fois partout et nulle part.

Je vous espionne, empiète votre espace environnant et épie votre vie. Je la connais par cœur. Je disparais à la tombée de la nuit, et j’apparais à l’aube, à la lueur du soleil. Étonnement, la lumière reste mon principal ami.

On se fout royalement de mon existence, comme je me moque de la vôtre. Je ne suis pas utile et j’existe malgré tout dans cet univers ; même sur mars et Jupiter.

Ma grande qualité, c’est que je suis insaisissable, indomptable, indolore et incollable sur vos petites manies de vie. Mon principal sport c’est de vous narguer. Parfois, je suis plus grande d’autre fois plus mince et je vous donne des complexes. Ce que je peux vous dire : je vous ressemble mais en mieux. J’ai cette liberté de vous coller ou d’être distant. A l’heure où je vous parle, je m’attache à vos corps, à vos pieds, à vos mains. Vous ne pouvez pas me toucher. Je me ballade là où cela me chante.

J’ai cette envie indéniable d’être une seule personne mais avec plusieurs pensée ou un seul objet avec plusieurs fonctions. Un seul corps. Je ne pourrais connaître cette exclusivité, cette unicité qui me taraude.

Plus j’avance dans le temps, plus je m’ennuie de cette immortalité. Mon temps reste monotone car je n’ai pas d’âge. Ma naissance existe-t-elle, je ne suis pas certaine ? Ma mort, c’est la même histoire.  Je n’ai pas de forme, car j’en suis plusieurs en même temps. Polymorphe !

Je vous guette de votre lit, au toilette, dans votre douche, au travail. Ce tout pouvoir me blase. Qui ne rêverait-il pas de l’avoir ?

J’ai un petit aveu à vous révéler, ou plutôt un souhait j’ai toujours voulu être l’ombre de mon ombre.

Entre temps

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J’adore t’écrire !

Les deux voix

Impression. Éblouissement. Lumière.

Hésitant et insistant.

Voix 1

Où suis-je ?

Un pas. Deux pas. Trois pas. Un corps.

Je respire et j’inspire. Debout. Allongé.

Un corps engourdi. Un corps cherchant.

Une tête perdue. Je tombe.

Voix 2

Deviens qui tu es !

Dominant. Immobile. Observant.

Non ! Je ne sais pas. Pourquoi ?

Je suis. Je serai.

Les deux voix

Entre passé et présent, j’emmêle mon point et mon pied.

Deux corps. Deux êtres.

Voix 1

Où suis-je ?

Affamé. Endurci. Traversé.

Le temps passe. J’ai osé. Blessé par les épreuves de la vie. Vieillissant.

Un corps cicatrisé. Un corps marqué.

Voix 2

Deviens qui tu es !

Je choisis. J’hésite.

Droite. Gauche.

Pourquoi ?

Un temps. Deux temps. Trois temps.

Je construis. Je détruis.

Voix 1

Expérience. Tendresse. Connaissance.

Step. Step. Step. Step.

Précis et incompris. Je souhaite vivre.

Les deux voix

Deux vies. Un jeune. Un vieux. Un pas.

Un temps. Deux pas. Deux temps.

Assuré. Hésitant.

L’un savoure. L’autre apprend.

Transmettre.

Mouvement doux. Mouvement saccadé.

L’un démonstratif. L’autre ému.

Ressentir.

Pulsion. Répulsion.

Voix 2

Marche. Pied. Pied. Pied.

Pied. Temps.

Temps. Marche.

Mouvement. Pause. Entre temps. Tout !

Voix 1

Réalité. Conscience. Maîtrise.

Un pas. Un mouvement.

S’emporter. S’envoler.

Les deux voix

Passé. Présent.

Danser immobile.

Danser dans sa tête.

Danser dans son ventre.

Danser la mort. Danser la vie.

Agonisant la vie. Mourir d’envie.

Clinch from Nicolas Cambier on Vimeo.

Un monde reptilien qui se mord !

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Mouvant, changeant et reptilien.
Un monde.
Une femme ou un homme.
S’adaptant, s’imposant, se détruisant
Une femme ou un homme.
Un cerveau.
Sa force comme sa faiblesse.
Construire et anéantir.
La pensée ! Son tout pouvoir de l’univers et sa grande connerie.
Penser l’univers, à se tuer inconsciemment ou pire consciemment pour des idées, une religion, une folie ou encore une frontière.
De plus en plus schizophréne entre mal et bien. Elle ou il a oublié l’essentiel pour lequel elle ou il vit. Vivre pour quelle cause : une personne, un projet, une conviction, une moral, une croyance, une raison ou un sentiment. Chacun à sa propre motivation.
Il ne faut oublier cet élan vital. Cet oxygène. Ce tout !

Bouillabaisse méditerranéenne !

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J’adore t’écrire !

C’est dans le bassin méditerranéen que cette île flotte accompagnée de sa crème anglaise.
Entre la Sicile et la Tunisie, par sa situation géographique tout porte à croire que Malte ait été tiraillée  entre plusieurs empires occidentaux et un autre oriental, l’Ottoman. Ce carrefour commercial et culturel a créé ce caractère tant particulier à ce pays.

Malte ressemble à ces cousins du grand bassin méditerranéen.
Une langue aux sonorités arabes mais très imbibée dans le vin italien. L’anglais reste omniprésent dans le quotidien.

Cette trace du pays de Shakespeare a laissé une cicatrice dans la culture maltaise. Au point, de garder leur flegme, leur discipline, l’architecture, le volant de la voiture à droite mais également leur mélange culinaire légendaire. Entre calme et chaleur méditerranéenne Malte a séduit le conquistador du Baroque au XVIème siècle, Le Caravage. Plus qu’un pays, Malte c’est un fief de la peinture baroque.  Le christianisme est amené par Saint-Paul, et à  chaque fin de janvier  les maltais lui rendent hommage par une fête aux allures de  14 juillet religieux.

Des ruelles aux allures de casbah d’Alger, à l’architecture victorienne. Des bow-windows envahissent les rues. Du linge flotte dans la capitale La Valletta. L’odeur agréable de la lessive imprègne les trottoirs des villes.

Une lumière tape sur les pierres jaunes de Naples  ou blanche et caresse cette mer  laissant voir une eau translucide. Le port de La Valetta,  particulier et  charmant participe à sa beauté maltaise.

Méditerranéenne, européenne aux traces arabo-turc, Malte est indéniablement   ensorcelante !

L’intuition Eurêkienne !

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J’adore t’écrire !

Un matin. Une intuition et tout peut basculer. Un flash! Tel un Eurêka!

Elle était bonne. Rien est acquis tout peut basculer d’un jour en une seconde.

La vie est une grande énigme, qui prend des allures de sketches ou de tragédie. Rien est figé, tout peut changer,  glisser,  se briser, se nouer et se renouer.

Le portrait de la jeune femme assise au fond d’un puits !

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J’adore t’écrire!

Elle se retrouve au fond d’un trou, assise en lotus sur un tapis vert turc.

Au fond de ce puits, la jeune femme est plongée dans l’obscurité, seulement une petite lueur éclaire son visage de poupon, cette lumière naturelle caressant son doux minois. Tout porte à croire que ce portrait clair obscure serait sorti d’une collection du maître  Caravage.

Dans la contemporanéité de ce corps féminin, émane une spiritualité humaniste, dégageant une grace provenant de cette sérénité propre à elle.

Pensive. Fermant les yeux. Elle prends le temps, l’attrape, le décortique et s’écoute en se concentrant sur ce qu’elle est. Un homme. Non, une femme. Une respiration. Une expiration et une inspiration.

Un ventre qui bouge. Le ventre. Le cœur. La vie.

Le petit dompteur de rêves

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J’adore t’écrire !

La pénombre se lève.
Avachi sur cette montagne.
Cet enfant se réveille.
Ne comprenant pas où il se trouve.
Tâtant la terre avec ses pieds nus. Touchant, cherchant ce sol brûlant et granuleux avec ses mains.
Petit à petit se fait sentir le poids de son corps frêle.
Petit être fragile. Grand cœur. Cerveau vif  et réactif à tout ce qu’il reçoit.
Petit corps jeune, se lève.
Petit corps jeune, a faim.
Petit corps frêle, a soif.
Soif primitivement, soif cérébralement.

Seul face à cette montagne. Convaincu qu’il peut la gagner et être autant ou plus fort.

Montagne vertigineuse. Vertigineuse envie de combattre. Combattre ce qui lui résiste. Résister pour vivre. Vivre ses envies et ses rêves. Rêver réellement sa vie. La dompter et la savourer.

Je tourne en rond !

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J’adore t’écrire !

Je tourne en rond sur ma chaise avec la tête en arrière,
Et, je fixe le ciel, mes yeux attrapent les nuages mobiles immobiles, et je me laisse porter par la force physique.

Je tourne en rond dans cette campagne,
Et, je compte les moutons pour faire passer le temps.

Je tourne en rond dans cette ville sans pouvoir sortir,
Et, je cherche la solution.

Je tourne en rond, enfermé dans cette salle sans possibilité de l’ouvrir,
Et, je dois vite trouver une solution, je m’étouffe.

Je tourne en rond,
Et, je m’ennuie.

Tic ! Tac ! Tic ! Tac !

Secondes, minutes, heures. Je sens le temps passer.

 

La princesse prisonnière !

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J’adore t’écrire !

Où est…
Où est la ville…
Où est le monde…
Où est…

Du banc, avec plein d’espoir et des étoiles plein la tête, je regardais ce beau château majestueux, mais je ne savais pas dans quelle flaque d’eau mes pieds se noyaient.
Je marche, j’observe, un pas, deux pas, d’un air assuré, sans avoir peur de m’embarquer dans une aventure. Je me retrouve face à cette ville.

Une ville éteinte…
Une ville médiévale…
Une ville sans vie…
Une ville froide…
Une ville campagne…
Une ville imprécise… Une ville à peu près… Une vague ville…

Je me sens princesse prisonnière de ce château entouré de verdure, de grands champs où les vaches et les chèvres se sentent comme dans leur aquarium à herbe. Je chante le désenchantement de cette ville qui me laisse sans voix et je regarde autour de moi mon échappatoire et ma bouée de secours. J’imagine ce monde.

Un monde qui crépite…
Un monde qui grouille…
Un monde exigeant…
Un monde de béton rose…
Un monde nocturne de vie…
Un monde esclave de son immensité cosmopolite et éclectique…

Oxygénation polluée

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J’adore t’écrire !

Je me lance et m’élance dans cet air pollué, dans lequel tout homme meurt à petit feu.

Je regarde en face de moi, je fixe le mur et je me noie dans le bruit qui m’assomme, m’émeut et m’irrite.

Tout semble gris, pâle et morose. J’ai un goût amer d’une journée qui m’inspire un état de mélancolie et de pessimisme. C’est sans doute la pluie qui amplifie cet état spleenien.

Je me lance et m’élance dans ce ciel monochrome gris où mon esprit se concentre à décrypter des figures, des choses ou des êtres.

Je m’agenouille, lève la tête tout en sentant le corps lourd et lasse d’une société qui prône l’instantanéité. Et moi, je prends ce temps à écouter les battements intérieurs de mon cœur. Je me laisse bercer par ce mouvement de la vie.

Je prends une grande respiration, et j’inspire. Je souffle.